lundi 7 avril 2008

Fous moi en l'air.


J'essaie.

J'essaie. Je te tire par la manche. Je te crie au visage. A croire que le vent emporte ma voix. Et tu continues de t'enfoncer, toujours un peu plus profond dans les sables mouvants du Sablier.Tu sais, celui qui sépare ou rapproche les êtres à sa guise. Le Temps, en somme. Je m'ecorche les bras, je m'entaille les veines. En coulent des fleurs écarlates qui disparaissent avec toi.
Mais la question qui m'est posée à présent est : Dois-je lacher ta main que je serre à m'en faire blanchir les doigts ? Ou plonger avec toi et m'étouffer, car l'issue n'est pas heureuse ?
Mais l'issue n'est jamais heureuse. Fous moi en l'air.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

j'adore. rien à rajouter