dimanche 27 avril 2008

Minutes et secondes.

« Une odeur détestable s'insuffla dans ses narines, un parfum qu'elle avait déjà eu l'occasion de connaître auparavant. Celui de l'amertume des années. Car les êtres se lassent de ce monde, et le monde se lasse d'eux. Il est entendu que les humains et cette entité immatérielle se livrent un combat, que dis-je: une guerre éternelle perpétuellement remportée par le Temps. Alors, par peur que les années les engloutissent, les humains utilisent des artifices qui ne leurrent que leurs propres angoisses. Ils polissent leurs meubles de cire pour que le Temps glisse dessus sans s'y frotter, ils remplissent leurs armoires de pot-pourris pour éloigner leurs craintes, ou encore ils utilisent des crèmes qu'ils espèrent miraculeuses et capables de défier les conséquences indéniables de l'âge. Et toutes ces choses, toutes ces odeurs, s'insinuaient vicieusement dans le crâne de Pandore, lui brûlant la rétine avec une rancoeur âcre et désespérée. »

mardi 15 avril 2008

La prise de conscience.


Il fallait qu'elle me prenne par surprise.
Je l'avais cru arrivée plus tôt, cette nuit, lorsque s'échappait de ma bouche un hurlement muet. Mais ce n'était qu'un écho à ma douleur.
La vraie est arrivée ce matin, tandis que je me préparai à entrer dans le bain. Par un réflexe exécuté 476 fois, mon pouce est venu se poser sur mon majeur, avec l'intention de faire coulisser ce qui n'était plus là. Première absence.
Un rire nerveux s'est échappé de mon être surpris. Un rire nerveux, derrière lequel se dissimulait la tristesse sous sa forme la plus vicieuse : la culpabilité.
Je me tue à me souvenir, pourquoi ? Mais l'amnésie nocturne a déposé son voile flou sur mes pensées, sur mes convictions.
Il ne me reste plus qu'à continuer ma traversée, sur ce fil de rasoir tanguant au gré des forces contraires. Souffle du coeur, souffle de la raison, souffle de la mémoire, souffle de l'avenir.

Respire.

jeudi 10 avril 2008

Entre les lignes elle pleure et me dit : Roméo.

J'aime te voir lutter corps et âme pour m'avoir à tes côtés.

Aussi drôle que Huis Clos.


« Oh c'est très beau,
Houna est partie c'est comme ça.
J'la plaque et déjà,
Elle s'en va elle s'envoie -
Yageuse en solo,
Qui à ses heures se tape un clodo.
Je jalouse en secret,
Mais j'men fou mes copines me trouvent très très beau. »

BBB <3

mardi 8 avril 2008

Mutisme des êtres abjects.

Formatez moi. Taisez moi. Je vous écoute.
Sans broncher. Disparaître. Implosion.
Laissons mes fantômes filer.
Stéphanie est mon idole.
Vénérer une carcasse vide.
Chut.

lundi 7 avril 2008

Fous moi en l'air.


J'essaie.

J'essaie. Je te tire par la manche. Je te crie au visage. A croire que le vent emporte ma voix. Et tu continues de t'enfoncer, toujours un peu plus profond dans les sables mouvants du Sablier.Tu sais, celui qui sépare ou rapproche les êtres à sa guise. Le Temps, en somme. Je m'ecorche les bras, je m'entaille les veines. En coulent des fleurs écarlates qui disparaissent avec toi.
Mais la question qui m'est posée à présent est : Dois-je lacher ta main que je serre à m'en faire blanchir les doigts ? Ou plonger avec toi et m'étouffer, car l'issue n'est pas heureuse ?
Mais l'issue n'est jamais heureuse. Fous moi en l'air.